Matin d’hiver
Regardant ce matin d’hiver
Cherchant la vie en moi
Courir comme hier
Ignorant mes pas
Je cherche le plaisir
Et je trouve la mort
La fin de mes désirs
Le début du corridor
Au fond de moi, l’étincelle
Jaillit faiblement
Espérer et admirer celle
Qu’autrefois, j’aimais tant
Le Grand Corbeau me surveille
Mes gestes sont nonchalants
Il me fixe depuis la veille
Serais-je mort depuis longtemps
Regardant ce matin d’hiver
Mon esprit est enseveli
Par ces flocons de neige clairs
Qui détruisent mes envies
J’ai admiré tant bien que mal
Mon existence à sens unique
Il est bien terminé le bal
Des douleurs fatidiques
Bientôt je serai libéré
De cette tonne de souffrance
Vous verrez, je sourirai
À cette diable d’existence
Dans chaque souvenir
Je penserai à vous
J’ai décidé d’en finir
Et rejoindre l’Esprit des Hiboux